“Mettre l’apprenant au centre de l’apprentissage” signifie que le maître doit s’effacer au fur et à mesure que ses apprenants progressent.
En effet, le processus d’acquisition de la langue prend une dimension mentale et dépend de l’apprenant et des relations qu’il entretient avec un locuteur compétent. On parle alors d’input négocié. Mais rien ne garantit une bonne activité d’analyse et de synthèse de la part de l’apprenant. Il faudra donc lui proposer des activités lui permettant de développer ces capacités, de procéduraliser la connaissance pour éviter la nativisation, de proposer des exercices contraints pour se familiariser avec les structures et rectifier son interlangue.
Enfin, des entraînements oraux ou écrits à l’aide de documents “crédibles” permettront à l’apprenant d’acquérir une certaine fluidité dans la langue cible, tout comme des débats ou discussions.
L’enseignant cèdera donc sa place progressivement, au fur et à mesure que l’aisance de ses apprenants s’épanouira et que ces derniers se livreront aux joies de la pratique d’une langue secondaire.
Quel rôle pour le maître dans l’apprentissage ?
1. Faciliter la tâche de l’apprenant en présentant des documents authentiques (support presse ou vidéo, dépliants, films, affiches… réellement utilisés par les locuteurs natifs de la langue cible) pour observer la langue dans sa pratique réelle.
2. Ouvrir sur un autre pays, une autre culture, une autre manière de voir le monde.
3. Donner envie de dire quelque chose, de communiquer.
4. Séduire les apprenants pour qu’ils découvrent par eux-mêmes ce qu’il veut leur faire découvrir.
5. Augmenter la fluidité de l’expression dans la langue cible.
6. Enfin, le maître joue le rôle de médiateur, de guide du savoir partagé.