L’orientation naturationniste : Arnold Gesell
Arnold Lucius Gesell (né le 21 juin 1880 et mort le 29 mai 1961) était un psychologue et pédiatre américain. Il a été pionnier dans le domaine du développement de l’enfant.
Le développement psychologique, tout comme le développement physique, est une affaire de maturation et d’actualisation du protentiel génétique de l’individu, en tant que membre d’une espèce donnée. La marge de variation entre les individus est limitée. L’environnement a une influence modérée.
Gesell est un « maturationniste », c’est-à-dire qu’il rend compte du développement par le concept de maturation et minimise de rôle de l’environnement. Les méthodes de travail de Gesell sont extrêmement rigoureuses : observation directe avec enregistrements cinématographiques, tests, méthodes d’interview avec les parents et les grands enfants, études longitudinales et transversales. L’ensemble de ses observations permet une description du modèle du développement de l’enfant.
L’orientation behavioriste : J. Watson et Skinner
Le behaviorisme est l’étude du comportement.
John Broadus Watson
John Broadus Watson (1878-1958) est un psychologue américain, fondateur du béhaviorisme. Voulant faire de la psychologie une science objective, il défend l’idée que celle-ci doit se cantonner à l’étude rigoureuse des comportements (behavior en anglais américain) observables tels qu’ils se produisent en réponse à un stimulus défini en excluant tout recours à l’introspection.
Watson accorde ainsi une place centrale aux phénomènes d’apprentissage et notamment d’association stimulus-réponse, dans le droit fil des travaux de Pavlov. Il s’intéresse particulièrement aux bébés.
Burrhus Frederic Skinner
Burrhus Frederic Skinner est un psychologue américain. Penseur influent du behaviorisme (notamment du « behaviorisme radical »), il a été fortement influencé par les travaux d’Ivan Pavlov et ceux du premier comportementaliste John Watson. Il a été élu par ses pairs comme l’un des psychologues et scientifique les plus importants du XXe siècle.
Sa contribution théorique majeure en psychologie est le concept de conditionnement opérant, qu’il distingue du conditionnement classique pavlovien ou conditionnement répondant.
L’approche pavlovienne consiste à démontrer qu’un stimulus, différent de celui en vigueur dans l’environnement de l’animal, peut générer la même réponse comportementale. Exemple : une cloche va générer la salive chez le chien, à la place de l’excitation gustative. Pour Skinner cette approche explicative péchait par une omission de taille: elle ne prenait pas en compte l’action de l’environnement après qu’une réponse a été produite. Autrement dit, un chien peut effectivement saliver à la suite d’un son de cloche, mais pour Skinner cela vient du résultat de ce qui se passe ensuite: si l’acte de saliver est récompensé ou non. S’il est récompensé, alors la cloche deviendra le stimulus opérant, si l’acte n’est pas récompensé alors elle ne le sera pas.
Sur cette base Skinner fait apparaître la notion de « contingence de renforcement » pour désigner l’environnement qui va produire le comportement. Il se caractérise par trois aspects :
1) les circonstances dans lesquelles le comportement survient,
2) le comportement lui-même,
3) les conséquences renforçantes. Un comportement dit « opérant » est alors un comportement qui va produire des conséquences renforçantes. On parle également d’un conditionnement opérant.
Dans le conditionnement classique on entraîne une réponse en manipulant les stimuli, dans le conditionnement opérant, on entraîne une réponse par la manipulation des contingences de renforcement. Cette notion permet d’intégrer la spontanéité de l’organisme au sein d’un cadre explicatif mécaniste.
L’environnement occupe une place importante car pourvoyeur d’expériences variées, qui forment la base des apprentissages.